AMNESTY INTERNATIONAL - ARGENTAN

Il y a maintenant dix ans, mes Gris Quotidiens s’appropriaient l’actualité : chaque jour, je travaillais le journal Libération en lui infligeant sélection, déchirure et collage d’où ne résistait que réminiscence à la surface du texte-image.
En 2006, lors de l’exposition d’Amnesty International au Sépulcre de Caen, je revisitais l’Histoire de la peinture en associant trente femmes coiffées par trente peintres aux trente articles des droits humains.
Aujourd’hui, je reviens au journal. Par son truchement, je rejoins le combat d’Amnesty International. Dans chacune de mes pages, j’use d’artifices pour mieux détourner l’information. L’image ainsi filtrée explore les zones de miroir où réside le danger du temps dont la lecture en ressortira inversée. La perception de ces images capturées nous invite à interroger son statut. Quel regard porte-t-on sur elles ? Reste-t-elles informatives?